La saison des sucres bat son plein. C’est le temps de prendre l’auto et de sortir de la ville pour répéter une tradition annuelle bien ancrée dans la culture québécoise : s’entasser autour d’une grande table avec amis et famille pour manger des œufs, des patates et du bacon baigné dans le sirop sur une nappe à carreaux.  Continue Reading…

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Pour Au bout du Rang, j’ai eu envie de me plonger dans le charme lointain des Noëls d’autrefois. Les Noëls d’enfance de mon père dans les années 1950 nous amènent sur les abords du St-Laurent à Ville Jacques-Cartier (aujourd’hui Longueuil). À l’époque, les champs découpés en lots, les chevaux du voisin, son poulailler et le terrain vacant où les enfants jouaient au baseball les soirs d’été, en faisait une zone semi-rurale à 20 minutes d’autobus de Montréal. Les marchands ambulants passaient à la semaine; marchands de glace, de guenilles, de légumes, d’eau potable et de pain. Puis il y avait le laitier qui apportait les bouteilles de lait couronnées de crème. Là où serait construit le Steinberg quelques années plus tard, il y avait un petit bois d’aubépines et de cerisiers sauvages. Des cerises amères qui laissaient les enfants avec les gencives gonflées et rouges. Par temps sec, le vent soulevait des nuages de poussière sur la rue Verchères si bien qu’un camion venait y étendre un goudron collant qui s’agglutinait aux chaussures. Pour traverser, il fallait trouver les endroits secs et sautiller jusqu’à l’autre côté.    Continue Reading…

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